vendredi 20 avril 2018

Festival Etonnants Voyageurs 2018 "Osons la fraternité!"


A l'occasion de la parution de "Osons la fraternité!"
 un collectif de 30 auteurs qui s’insurgent contre le sort réservé aux migrants, 
Isabelle Fruleux lira des extraits de l’ouvrage le weekend du 19 mai à Saint Malo pour le Festival Etonnants Voyageurs. Retrouvez les textes de Lydie Salvayre, J.M.G Le Clézio, Léonora Miano, Laurent Gaudé, Kaouther Adimi, Raphaël Gluksmann, Felwine Sarr, Patrick Chamoiseau, Achille Membe, Mireille Delmas Marty, Michel Lebris, Tahar Ben Jelloun, Pascal Blanchard, Christiane Taubira… Vous êtes les bienvenus!

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jeudi 5 avril 2018

Escale du Livre 2018

Dimanche 8 avril, 16h30 à Bordeaux. Je vais rejoindre Patrick Chamoiseau dans son grand entretien pour l'édition 2018 de l'Escale Du Livre avec une lecture d'extraits de Frères Migrants. Nous commencerons par une communication de SOS Méditerranée.


http://escaledulivre.com/festival-des-creations-litteraires/

jeudi 8 mars 2018

Printemps des Poètes 2018

Ménerbes, vendredi 16 mars



Date suivante de FRÈRES MIGRANTS, avec Felipe Cabrera à la contrebasse, Emilie Calmé à la flûte traversière et Isabelle Fruleux à la voix, le 21 mars à Marseille, 16h45 au Cinéma Le Miroir, Centre de la Vieille Charité:
Frontières & Imaginaires migratoires
une journée coordonnée par Aurélie Fillod-Chabaud (sociologue) émilie Goudal (Historienne
de l'art), Emmanuelle Hellio (Sociologue), Juana Moreno (ANTHropologue), Élise
Olmedo (géographe) et Farida Souiah (politologue).


vendredi 2 février 2018

FRÈRES MIGRANTS de Patrick Chamoiseau

Pour le festival TRACES, Extrait de LA DÉCLARATION DES POÈTES que vous retrouverez en épilogue de FRÈRES MIGRANTS, de Patrick Chamoiseau (Ed Seuil).

mardi 26 septembre 2017

Edouard Glissant

Edouard Glissant 21/09/1928 - 03/02/2011


Outre mer est la chasteté
Des incendiaires dans les livres
Mais le feu dans le réel et le jour
C'est ce courage des vivants
Extrait de Un champ d'îles - Poèmes Complets - éditions Gallimard

lundi 31 juillet 2017

FRÈRES MIGRANTS, de Patrick Chamoiseau

… Gaz au poivre sur femmes, hommes, enfants. Naufragés, corps sans vie. Viols, tortures, rejet sous toutes ses formes, etc. Réfugiés ou pas, je pense à des humains pas à des statuts répertoriés, ce qui arrive aux migrants se passe en ce moment en France, en France aussi, sur nos rives, nos côtes, dans nos villes. Nous le voyons et le savons tous. Quand je travaillais sur Les Indes, un poème d’Edouard Glissant qui depuis la traite transatlantique parle de ce que l’humain peut se faire subir en terme d’asservissement (le colonisateur sur le colonisé, l’homme sur la femme, l’humain sur l’environnement…), je savais que le propos était actuel et qu’il faut se souvenir pour lire le présent et aller de l’avant. Nous souffrons de l’oubli et nous percevons tous que ce qui se passe « ailleurs » est indissociable de ce que nous vivons ici. Je viens de faire une série de dates avec FRÈRES MIGRANTS, le dernier livre de Patrick Chamoiseau, devant des publics très différents, en salle de concert, de spectacle, dans des parcs… majoritairement en entrée libre ou à des tarifs franchement abordables. Le public est venu en nombre, à l’écoute, chaleureux, et je le sentais là, avec nous sur scène et dans le texte. Je pense aussi aux personnes qui sont venues me parler après, en soutien, en amitié. C’était bon, merci. 

Chaque soir depuis la scène, j’ai vu beaucoup, mais beaucoup de gens pleurer. Nous souffrons de ce qui nous arrive, d’être désemparés face à ce qui nous fait vomir et que nous pensons ne pas pouvoir combattre. Que vous soyez parents comme moi, femme, homme, et toutes les variations que nous avons la chance d’avoir en nous, je suis sûre que nous pouvons tous agir. La catastrophe est mondiale et nous concerne, mais nous sommes dans des sociétés individualistes où les divisions nous isolent et nous affaiblissent. Alors ne nous faisons pas avoir, ne perdons pas de temps à pointer du doigt celui ou celle qui agirait moins bien, moins efficacement, moins comme nous le ferions ou le faisons déjà, cela nous plante et nous plantera toujours, un virus. Chaque geste compte et aucune action n’est méprisable « un sourire, un café… », AUCUNE. Faisons ce qui est à notre portée et restons ouverts. Agissons, réagissons, même seul-e-s, n’ayons pas peur d’être « solitaires et solidaires », c’est aussi une très belle façon d’être ensemble. Laissons-nous grandir. Prenez soin de vous.